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Temps du vivant, temps de la vie, temps de l'histoire Mesures du monde dans le roman du XIXe siècle

9 février 2024 | Isabelle Daunais (univ. McGill, Montréal) et à Gisèle Séginger (univ. Gustave Eiffel)

Journée d’étude coorganisée par le laboratoire Littératures, SAvoirs et Arts (Université Gustave Eiffel), l’équipe BIOHUMANITIES (FMSH) et la Chaire de recherche du Canada sur l’esthétique et l’art du roman (Université McGill, Montréal).

Matin
9 h–12 h 30

Éléonore Reverzy (Sorbonne-Nouvelle)
Crises, rythmes, cycles : la petite musique de La Joie de vivre 

Étienne Poirier (Université McGill)
Conjoncture historique et mesure du temps vécu dans le roman réaliste

Damien Zanone (Université Paris-Est Créteil)
La vie en désordre de la femme romanesque. Leçons du XIXe siècle sur l’existence féminine

Kathia Huynh (Université de Valenciennes)
« Plus fort de jour en jour ». Quotidien et mesure de l’intensité dans La Comédie humaine

Après-midi
14 h 30–17 h30

Aude Déruelle (Université d’Orléans) 
Le temps épidémique : sur le choléra de 1832 

Grégoire Tavernier (Université d’Orléans)
Les “âges de la vie” en crise : réglages et dérèglements de l’horloge des passions dans le personnel romanesque masculin (1830-1870)

Paule Petitier (Université Paris-Diderot) et Frédéric Brahami (EHESS)
La Montagne, laboratoire du temps

17 h 30 : Conférence
Isabelle Daunais (université McGill, professeure invitée Université Gustave Eiffel)
Raconter une vie dans quand le temps s’accélère : le roman et ses mesures

Fin de la journée : 19 h

Contacts :
Isabelle Daunais : isabelle.daunais@mcgill.ca
Gisèle Séginger : gisele.seginger@univ-eiffel.fr

Temps du vivant, temps de la vie, temps de l'histoire 

Mesures du monde dans le roman du XIXe siècle

Journée d'étude coorganisée par la Chaire de recherche du Canada sur l'esthétique et l'art du roman (Université McGill, Montréal) et le laboratoire LISAA (Université Gustave Eiffel)

9 février 2024

Maison des Sciences de l'Homme

54, boulevard Raspail, Paris

 

Le passage, vers la fin du XVIIIe siècle, d'un temps théologique, dont l'horizon structurel et philosophique est celui du Jugement dernier, à un temps historique, dont l'horizon, défini par le progrès, devient infini, a pour conséquence de transformer en profondeur ce par quoi les événements mais aussi la place de chacun se trouvent situés, que ce soit sur un plan temporel, philosophiqu ou social. Les développements de la science et du savoir, le pouvoir donné à la raison, les bouleversements politiques liés à la Révolution modifient toutes les mesures en les organisant autour d'un principe de linéarité et d'échelle. Pour reprendre les termes de l'historien Reinhart Koselleck, « c'est l'opposition du passé et du futur qui occupe maintenant la place centrale, congédiant de ce fait l'opposition entre ici-bas et au-delà. » (R. Koselleck, « Raccourcissement du temps et accélération », Écrire l'histoire, no 16, 2016). Au sein de cette opposition nouvelle, qui accueille toutes les distances et toutes les profondeurs de champ, se déploient, comme autant d'incarnations de cette dernière, différentes dynamiques, qui peuvent se jouer de façon forte ou faible, autour d'effets de rupture ou de continuité, de renversement ou d'équilibres, par exemple entre vitesse et lenteur, brièveté et longueur, proximité et éloignement, temps biologique et temps social, temps naturel et temps mécanique, mémoire et oubli.

Cette journée d'étude souhaite étudier trois grandes catégories de temps interrogés par le XIXe siècle, soit le temps du vivant (temps biologique et évolutif de la nature, de la paléontologie, de la cosmologie), le temps de la vie (temps du quotidien, temps de l'existence individuelle, temps générationnel), et le temps de l'histoire (dans ses durées, ses découpes, ses anticipations), tels que le roman les met en scène et les représente, mais aussi les interprète et les diffuse.

Le roman s'est saisi en effet de ces temporalités, aussi bien en tant qu'objets de réflexion qu'en tant qu'objets de forme de structure, les médiant ce faisant, et les reversant, ainsi transformées et étudiées, du côté des perceptions courantes du temps mais aussi des savoirs. Afin de comprendre ces usages et cette médiation, nous invitons à des réflexions qui, à partir de l'étude d'une œuvre particulière ou d'une série d'œuvres, montrent comment le temps du vivant, le temps de la vie et le temps l'histoire, abordés l'un ou l'autre, au choix, ou dans leurs interrelations, ont été intégrés et travaillés par le roman et par là augmentés de significations ou de valeurs nouvelles.

 

Les propositions de communications (titre et résumé de quelques lignes) sont à envoyer à Isabelle Daunais (isabelle.daunais@mcgill.ca) ou à Gisèle Séginger (gisele.seginger@univ-eiffel.fr) avant le 8 janvier 2024.

 

 

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